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Agenzie immobiliari: nessuna parola for the competizione


Publié le 28 juin 2019

S’il est un secteur qui a été révolutionné par la généralisation du Web c’est bien celui de l’immobilier. Facilitant la mise en relation de l’offre et de la demande, le Net confère une dimension nouvelle aux transactions et aux locations entre particuliers. Certains ont cru y voir la fin des agences immobilières traditionnelles. Pourtant ces dernières n’ont pas à craindre exagérément cette concurrence. Quelques explications.

La révolution Web dans l’immobilier c’est quoi ?

Dans le secteur de l’immobilier la révolution Web s’effectue en deux temps :

Au milieu des années 90 la généralisation du Web donne une nouvelle efficacité à la vente entre particuliers. La presse papier des petites annonces laisse place à des plateformes spécialisées intuitives et performantes dont la plus connue Le Bon Coin est devenue un incontournable de la vie des ménages. Parallèlement, le Web offre un accès à l’information statistique et urbanistique qui permet à tout un chacun de trouver les informations relatives au marché de l’immobilier dont il a besoin notamment pour estimer un bien. En quelques années la vitrine d’agence perd son rôle clé et l’agent immobilier perd une part de son aura d’expert.

Plus récemment, un certain nombre de startups se lancent dans le secteur de l’immobilier. Celles qui ciblent le marché de la location temporaire font un carton. Créé en 2008 la plus connue d’entre-toutes, AIRBNB est aujourd’hui capitalisée à hauteur de 35 milliards de dollars. Nombreux sont ceux qui rêvent d’ubériser le secteur à coup de circuits courts numérisés.

Une révolution aux effets inattendus

On aurait pu croire que le Web en boostant la vente entre particuliers allait réduire la part de marché des agences immobilières comme peau de chagrin. Il n’en fut rien. De 30% en 1985, cette dernière atteint aujourd’hui 68% ! La vente entre particuliers progressant elle seulement sur la même période de 12 à 20%. Ces chiffres s’expliquent par un effondrement des ventes réalisées par l’intermédiaire des offices notariaux qui sont passées de 58% en 1985 à 12% aujourd’hui. Cette situation s’explique par la réaction des professionnels de l’immobilier qui, à l’inverse du corps notarial, ont su investir le Web. Les agences immobilières ont non seulement développé leur propre site Web mais investi dans des plateformes d’envergures nationales comme SeLoger. Les agents immobiliers vont chercher l’acquéreur là où il se trouve c’est à dire sur le Web !

L’agence physique : un atout irremplaçable

Si l’achat immobilier est un coup de cœur, il n’en est pas pour autant un coup de tête ! Il représente un projet de vie et un investissement important. L’acquéreur comme le vendeur ne se lance que lorsque pour lui tous les clignotants sont au vert. La confiance est l’élément clé. C’est là qu’un conseiller en transaction rattaché à une agence physique fait toute la différence. L’intermédiaire qui apporte une neutralité bienveillante entre les deux parties (acquéreur et vendeur ou bailleur et locataire) à un nom, un visage et une enseigne ayant pignon sur rue derrière lui. L’assurance d’avoir une porte à pousser en cas de besoin. Aujourd’hui, les réseaux d’agents mandataires à l’image de SAFTI tentent de démontrer que l’on peut se passer de l’agence physique. Pourtant il est légitime de s’interroger sur le business model réel de ces startups : vendre des biens immobiliers ou accumuler des agents mandataires qui payent un kit pour exercer ?

Les agences à prix cassés

Depuis quelques années, quelques enseignes essayent de s’imposer sur le secteur de l’agence immobilière classique en proposant des taux d’honoraires très bas. L’expérience montre que ces agents immobiliers « low cost » ne soutiennent pas la comparaison avec ce que votre agence peut offrir. Quid de l’accompagnement de bout en bout des dossiers? De la rédaction du compromis? Du temps à gérer des devis? Pour conserver leurs marges réduites ces agences appliquent souvent une politique du service à minima!

Les agences immobilières n’ont rien à craindre de ces nouvelles concurrences qui résultent de la numérisation de l’économie dès lors qu’elles s’engagent elles aussi dans cette dernière. Elles auront l’atout d’occuper tout à la fois l’espace numérique et l’espace physique et de le faire avec un professionnalisme et une connaissance du marché irremplaçable. Comme dans bien d’autre domaine, le Web ne signe pas la mort d’un modèle mais son évolution.